Et l’Iran deviendra la principale puissance régionale du Moyen Orient qui imposerait une nouvelle configuration géopolitique et géostratégique.(Cheikh Chérif MBALLO )
Et l’Iran deviendra la principale puissance régionale du Moyen Orient qui imposerait une nouvelle configuration géopolitique et géostratégique.(Cheikh Chérif MBALLO ) Cet article Et l’Iran deviendra la principale puissance régionale du Moyen Orient qui imposerait une nouvelle configuration géopolitique et géostratégique.(Cheikh Chérif MBALLO ) est apparu en premier sur KEWOULO.
Les frappes iraniennes sont en train de redessiner le Moyen-Orient. Sommes-nous à l’aube d’un nouvel ordre régional moyen-oriental dominé par l’Iran?
La réponse de l’Iran à l’offensive américano-israélienne va bien au-delà d’un simple échange de frappes. En prenant pour cible les monarchies du Golfe et en verrouillant des points de passage maritimes stratégiques, Téhéran impose une nouvelle réalité sur le terrain. Une réalité qui pourrait faire vaciller les équilibres bien au-delà de la région.
De la provocation à l’embrasement : comment on en est arrivé là
L’attaque lancée fin février par les États-Unis et Israël, justifiée par des accusations autour du programme nucléaire iranien, a eu l’effet inverse de celui escompté. Loin de reculer, l’Iran a répliqué par ce qui est présenté comme sa plus vaste offensive depuis le début des hostilités. Sous le nom de code “Promesse Sincère 4”, les Gardiens de la Révolution ont frappé non seulement Tel-Aviv, mais aussi des bases américaines cruciales à Bahreïn, en Arabie Saoudite,au Koweït, aux Émirats arabes Unis et au Qatar.
Les justifications avancées par Washington et Tel-Aviv pour cette guerre semblent aujourd’hui bien fragiles. En réalité, cette agression a déclenché une logique de représailles que les puissances occidentales ont du mal à contenir.
Le Golfe, havre de paix devenu champ de bataille
Pendant des décennies, les monarchies du Golfe – Arabie Saoudite, Émirats, Qatar, Koweït, Bahreïn – ont été présentées comme des oasis de stabilité et des moteurs économiques, protégées par le parapluie américain. Ce temps est révolu. En l’espace de deux semaines, des milliers de missiles et de drones ont frappé la région.
Les infrastructures énergétiques, comme les raffineries d’Abu Dhabi ou d’Arabie Saoudite, ont été touchées, perturbant une partie de la production mondiale et faisant grimper les prix. La stratégie de Téhéran est claire : frapper au portefeuille. En ciblant les alliés des États-Unis, l’Iran révèle au grand jour leur vulnérabilité et leur dépendance à une protection extérieure qui les expose désormais directement. L’image de stabilité soigneusement cultivée par des pays comme les Émirats ou le Qatar en prend un coup.
Le véritable atout de l’Iran : le contrôle des mers
La force de l’Iran, c’est d’abord sa géographie. En menaçant de bloquer des détroits stratégiques comme Ormuz ou Bab el-Mandeb par l’intermédiaire de son Allié stratégique les Houtis, Téhéran tient littéralement en main les artères vitales du commerce mondial de l’énergie. Près d’un tiers du pétrole transporté par mer passe par ces eaux.
Ce levier de pression est immense. Les routes alternatives ne peuvent compenser qu’une faible partie du trafic. En s’arrogeant un droit de regard sur la sécurité du Golfe, l’Iran ne se contente pas de défier les autres puissances ; il acquiert un pouvoir de veto sur l’économie mondiale. Une capacité qui le place dans une position inédite pour négocier avec des géants comme la Chine ou l’Europe et même les USA .
L’alliance américaine, un parapluie qui fuit ?
La donne sécuritaire est en train de basculer. Les pays du Golfe réalisent peu à peu que la protection américaine a un prix élevé : elle les transforme en cibles, sans nécessairement leur offrir une défense infaillible. Sur le terrain, on sent un début de distanciation. Des analystes rapportent que ces pays “ne veulent pas être entraînés dans cette guerre” et refusent le “partage des coûts” que leur propose Washington.
Les immenses bases américaines au Qatar ou à Bahreïn, autrefois symboles de sécurité, sont désormais perçues comme des fardeaux qui attirent les frappes. Il n’est pas exclu qu’après le conflit, certains pays exigent le départ des troupes américaines. L’avenir pourrait voir émerger un système de sécurité régionale où l’Iran pèserait d’un poids bien plus lourd, marginalisant l’influence traditionnelle des États-Unis.
un effet boomerang stratégique
L’offensive initiale contre l’Iran a produit un retour de flamme inattendu. En voulant affaiblir Téhéran, les États-Unis et Israël ont peut-être accéléré le rapprochement de l’Iran avec des puissances comme la Russie et la Chine et ses pays voisins. Surtout, ils ont offert à la République islamique l’occasion d’influer sur ses rivaux du Golfe persique sans conquête militaire, simplement par la pression économique et stratégique.
En contrôlant les détroits et en montrant sa capacité à frapper les économies voisines, l’Iran s’impose comme un acteur incontournable, prêt à jouer dans la cour des grands. Une chose est sûre : le Moyen-Orient d’après-guerre ne ressemblera plus à celui d’avant.
Cet article Et l’Iran deviendra la principale puissance régionale du Moyen Orient qui imposerait une nouvelle configuration géopolitique et géostratégique.(Cheikh Chérif MBALLO ) est apparu en premier sur KEWOULO.



