Affaire des Boeing 777 : nouveau report du procès, les demandes de libération rejetées
Le procès relatif à l'expédition controversée de Boeing 777 vers l'Iran est à nouveau reporté. Les débats sur le fond n'ont pas pu commencer, les avocats de l'Aviation civile de Madagascar (ACM), partie plaignante, et le parquet ayant réclamé davantage d'investigations. Le dossier, qui concernait initialement 38 prévenus, pourrait désormais s'étendre à 51 personnes. Une nouvelle échéance judiciaire est fixée au 5 novembre. L'audience, prévue hier à 10 h 30, a débuté avec du retard en (…) - Société
Le procès relatif à l'expédition controversée de Boeing 777 vers l'Iran est à nouveau reporté. Les débats sur le fond n'ont pas pu commencer, les avocats de l'Aviation civile de Madagascar (ACM), partie plaignante, et le parquet ayant réclamé davantage d'investigations. Le dossier, qui concernait initialement 38 prévenus, pourrait désormais s'étendre à 51 personnes. Une nouvelle échéance judiciaire est fixée au 5 novembre.
L'audience, prévue hier à 10 h 30, a débuté avec du retard en raison de l'arrivée tardive de Khushwinder Singh, ressortissant indien détenu à Tsiafahy. Après l'appel des prévenus, les représentants de l'ACM ont soulevé plusieurs insuffisances dans les éléments soumis au tribunal. Des documents provenant des autorités américaines seraient notamment nécessaires pour éclaircir les circonstances de l'acheminement des appareils vers l'Iran, pays soumis à des sanctions américaines lui interdisant notamment l'acquisition d'avions Boeing. Les avocats de la partie plaignante souhaitent également une qualification criminelle des faits, estimant que ceux-ci pourraient constituer une atteinte à la sûreté intérieure de l'État.
Le parquet a, de son côté, évoqué l'implication présumée de treize autres agents de l'ACM, identifiés à la suite d'investigations complémentaires menées par le Bureau indépendant anticorruption (Bianco) en décembre 2025. Ces personnes n'auraient pas encore toutes été entendues. Cette perspective d'élargissement de la procédure a suscité de vives contestations parmi les défenseurs des prévenus, qui dénoncent une succession de reports prolongeant l'incertitude judiciaire.
Certains accusés, notamment Khushwinder Singh et ses collaborateurs, sont incarcérés depuis treize mois sans jugement définitif. Leurs avocats considèrent cette situation comme contraire aux garanties constitutionnelles et réclament leur libération provisoire. Plusieurs requêtes ont été présentées, notamment pour l'ancien ministre des Transports Valéry Ramonjavelo. Le parquet s'y est opposé, invoquant la gravité des charges. Les demandes concernant les principaux prévenus ont été rejetées. L'ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, figurait également parmi les personnes présentes à l'audience.
Pour le directeur général de l'ACM, Alban Rakotoarisoa, les enjeux dépassent le cadre judiciaire national. Il redoute d'éventuelles sanctions internationales contre Madagascar. Le 5 novembre devrait permettre de préciser la suite de la procédure, notamment concernant les investigations complémentaires, tandis que les responsabilités individuelles restent à établir.
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