Carburants : l'OMH plafonne les achats en jerrycan à 100 litres par jour

L'Office malgache des hydrocarbures (OMH) modifie les règles encadrant la vente de carburant dans les contenants transportables. Par une note circulaire datée du 9 juillet, l'organisme fixe désormais à 100 litres par jour et par acheteur la quantité maximale de supercarburant (SP95) et de gasoil pouvant être achetée dans des jerrycans, des fûts ou tout autre récipient mobile. Cette disposition est applicable sur l'ensemble du territoire national et concerne l'ensemble des clients, sans (…) - Economie

Carburants : l'OMH plafonne les achats en jerrycan à 100 litres par jour

L'Office malgache des hydrocarbures (OMH) modifie les règles encadrant la vente de carburant dans les contenants transportables. Par une note circulaire datée du 9 juillet, l'organisme fixe désormais à 100 litres par jour et par acheteur la quantité maximale de supercarburant (SP95) et de gasoil pouvant être achetée dans des jerrycans, des fûts ou tout autre récipient mobile. Cette disposition est applicable sur l'ensemble du territoire national et concerne l'ensemble des clients, sans distinction. Le volume autorisé est calculé tous produits confondus et aucune dérogation ne sera accordée, quelle que soit la qualité de l'acheteur ou les documents qu'il présente.

À travers cette mesure, l'OMH entend mettre un terme à une pratique jugée préjudiciable au bon fonctionnement du marché pétrolier. L'établissement explique que plusieurs entreprises, dont les besoins en carburant sont importants, choisissent de s'approvisionner directement dans les stations-service plutôt que de se faire livrer par les compagnies distributrices. Or, les prix affichés à la pompe bénéficient d'un mécanisme de soutien de l'État, alors que les professionnels sont normalement appelés à acheter leur carburant au prix réel du marché. Cette différence de tarification entraîne une charge supplémentaire pour les finances publiques, puisque l'écart entre le prix payé en station et le prix de référence calculé chaque mois doit être compensé.

Selon l'OMH, certains opérateurs privilégient les stations-service afin de réduire leurs coûts d'exploitation. Ce mode d'approvisionnement détourne le circuit prévu pour les gros consommateurs et fausse l'objectif des subventions, destinées avant tout à maintenir des prix accessibles pour les usagers ordinaires. En limitant les achats dans les contenants mobiles, l'Office souhaite réorienter les entreprises vers le réseau de distribution qui leur est destiné et préserver un fonctionnement plus équilibré du secteur.

La note circulaire introduit également une autre évolution importante. La présentation d'une carte statistique, d'une patente, d'un registre de commerce ou de tout autre justificatif ne permettra plus de dépasser le plafond fixé. Les gérants de stations-service ainsi que les pompistes sont désormais légalement tenus de refuser toute vente qui porterait le volume total au-delà de 100 litres dans des contenants mobiles pour un même client au cours d'une journée. L'OMH annonce en parallèle le renforcement des contrôles sur l'ensemble du réseau national. Les exploitants qui ne respecteront pas cette réglementation, tout comme les compagnies distributrices concernées, s'exposeront à des sanctions administratives et financières pouvant aller jusqu'à la suspension temporaire, voire au retrait définitif de leur certificat d'exploitation.

L'entrée en vigueur de ces nouvelles règles intervient alors que les inquiétudes se multiplient autour de la récente fermeture du détroit d'Ormuz, un axe stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures. Une telle situation alimente les interrogations sur les conséquences qu'un ralentissement du trafic maritime pourrait avoir sur Madagascar. L'OMH se montre toutefois rassurant. L'organisme affirme qu'aucune difficulté d'approvisionnement n'est constatée à ce stade. Un premier pétrolier a quitté son port de chargement le 7 juillet et un second est attendu avant la fin du mois. Les autorités assurent ainsi que les livraisons se poursuivent normalement et que les stocks disponibles permettront de répondre à la demande, tout en appliquant ce nouveau dispositif destiné à mieux encadrer la vente de carburants dans le pays.

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