Décision du Conseil constitutionnel : Babacar Touré réagit dans l’émission Survol de l’actualité

Invité de l’émission Survol de l’actualité, Babacar Touré s’est exprimé sur la récente décision du Conseil constitutionnel concernant le dossier d’Ousmane Sonko. « Je m’y attendais, car il… Cet article Décision du Conseil constitutionnel : Babacar Touré réagit dans l’émission Survol de l’actualité est apparu en premier sur KEWOULO.

Décision du Conseil constitutionnel : Babacar Touré réagit dans l’émission Survol de l’actualité

Invité de l’émission Survol de l’actualité, Babacar Touré s’est exprimé sur la récente décision du Conseil constitutionnel concernant le dossier d’Ousmane Sonko.
« Je m’y attendais, car il existe déjà une jurisprudence en la matière. Cependant, si, pour une fois, une décision différente avait été rendue, elle aurait elle-même constitué une nouvelle jurisprudence », a-t-il déclaré.

Poursuivant son analyse, Babacar Touré a dénoncé ce qu’il considère comme une forme de passivité face à l’injustice : « En période d’injustice, lorsque certains utilisent leur pouvoir pour fragiliser une personne et que vous choisissez de garder le silence, vous devenez, d’une certaine manière, partie prenante de cette injustice. »
Selon lui, les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à tous. « La constitution l’article 92 est claire : les décisions du Conseil constitutionnel s’appliquent à tous. Un magistrat disait même : “Nos erreurs aussi s’imposent à vous.” »

Alors que certains estiment que cette décision contribue à préserver la paix sociale, Babacar Touré défend une position contraire. « On nous dit que le Conseil constitutionnel a privilégié la paix. Je ne partage pas cet avis. Si tel était réellement son objectif, quel impact le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale aurait-il eu sur la stabilité du Sénégal ? »

Il rappelle qu’Ousmane Sonko a conduit la liste de Pastef lors des élections législatives et qu’il a joué un rôle déterminant dans l’élection des députés de son parti. « Aujourd’hui, il est à la Primature sans avoir démissionné de son mandat de député. Si le Conseil constitutionnel voulait véritablement favoriser l’apaisement, il aurait pu affirmer clairement qu’aucun obstacle juridique ne s’oppose à son retour à l’Assemblée nationale. »
Babacar Touré regrette plutôt que le Conseil se soit déclaré incompétent et ait renvoyé l’affaire devant la Cour suprême. « Comme on dit en wolof : “Ndam demul, ndam dikkul”. C’est le pays qui se retrouve dans une situation délicate. »

Selon lui, la plupart des difficultés rencontrées par Ousmane Sonko trouvent leur origine dans des décisions de la Cour suprême. « Si la Cour suprême venait à se prononcer sur cette question, le dossier devrait ensuite revenir devant le Conseil constitutionnel. »

Pour conclure, Babacar Touré estime que la question de savoir si Ousmane Sonko doit ou non présider l’Assemblée nationale n’est pas celle qui présente le plus grand enjeu pour le pays. « Qu’il préside ou non l’Assemblée nationale n’aurait pas d’impact majeur sur la vie de la Nation. En revanche, la décision rendue par le Conseil constitutionnel, elle, pourrait avoir des conséquences importantes sur le fonctionnement des institutions et sur la vie nationale. »

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