« La Constitution est de plus en plus instrumentalisée comme une arme politique », regrette le politologue Jedidia Mabela

Le politologue, panafricaniste, blogueur et militant du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), Jedidia Mabela, estime que le constitutionnalisme africain traverse une crise profonde, marquée par une instrumentalisation croissante des Constitutions au service d’intérêts politiques. S’exprimant lors d’une conférence virtuelle organisée le 4 juillet 2026 par le réseau panafricain des activistes (AFRIKKI), il a dénoncé une dérive qui, selon lui, fragilise les fondements démocratiques sur le continent. Pour Jedidia Mabela, « le constitutionnalisme africain, censé être le rempart des libertés et le garant de l’alternance démocratique, fait aujourd’hui face à une crise majeure ». Il ajoute que « les menaces les plus pernicieuses contre la loi fondamentale ne proviennent plus seulement des dictatures militaires, mais aussi des régimes issus de longues luttes démocratiques », qu’il accuse d’utiliser les Constitutions pour servir leurs propres agendas politiques. Le militant cite notamment la République démocratique du Congo et le Sénégal comme illustrations de cette évolution. « Des dirigeants issus des rangs de l’opposition, notamment le PASTEF au Sénégal et l’

« La Constitution est de plus en plus instrumentalisée comme une arme politique », regrette le politologue Jedidia Mabela
Le politologue, panafricaniste, blogueur et militant du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), Jedidia Mabela, estime que le constitutionnalisme africain traverse une crise profonde, marquée par une instrumentalisation croissante des Constitutions au service d’intérêts politiques. S’exprimant lors d’une conférence virtuelle organisée le 4 juillet 2026 par le réseau panafricain des activistes (AFRIKKI), il a dénoncé une dérive qui, selon lui, fragilise les fondements démocratiques sur le continent. Pour Jedidia Mabela, « le constitutionnalisme africain, censé être le rempart des libertés et le garant de l’alternance démocratique, fait aujourd’hui face à une crise majeure ». Il ajoute que « les menaces les plus pernicieuses contre la loi fondamentale ne proviennent plus seulement des dictatures militaires, mais aussi des régimes issus de longues luttes démocratiques », qu’il accuse d’utiliser les Constitutions pour servir leurs propres agendas politiques. Le militant cite notamment la République démocratique du Congo et le Sénégal comme illustrations de cette évolution. « Des dirigeants issus des rangs de l’opposition, notamment le PASTEF au Sénégal et l’