« Réparation » : Le SPIC monte au créneau contre Alamine Ousmane Mey après l’affaire des lunettes
Suite à l’interpellation arbitraire de quatre journalistes retenus près d’une semaine dans des conditions dégradantes, le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) exige des réparations de la part du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey. L’organisation syndicale décrète un boycott systématique des activités du Minepat. La tempête ne faiblit pas […]
Suite à l’interpellation arbitraire de quatre journalistes retenus près d’une semaine dans des conditions dégradantes, le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) exige des réparations de la part du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey. L’organisation syndicale décrète un boycott systématique des activités du Minepat.
La tempête ne faiblit pas dans les rangs de la presse camerounaise. Au lendemain de la libération controversée de François Essomba, Igor Gwet Bibey, Solange Djuikam et Pierre Mouchili — un temps inquiétés dans une ténébreuse affaire de vol de lunettes —, la réaction syndicale ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration officielle rendue publique ce mardi 22 septembre 2026, le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) est monté au front pour dénoncer avec la dernière énergie ce qu’il qualifie d’abus intolérables.
Des geôles aux exigences de réparation
Signé par son président national, Thierry Eba, le communiqué du SPIC dresse un constat accablant des conditions de détention subies par les quatre confrères au Commissariat central n°1 de Yaoundé. Qualifiée de dégradante et déshumanisante, cette privation de liberté de près d’une semaine, fondée sur de simples soupçons et menée en marge des normes du droit international, a profondément altéré la santé physique et morale des journalistes.
Face à ce préjudice jugé grave, le syndicat pose des exigences claires : il réclame des réparations directes de la part du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Par ailleurs, le SPIC se réserve expressément le droit d’engager des poursuites judiciaires si les examens médicaux actuellement subis par les victimes révélaient des séquelles ou des complications de santé durables.
Le boycott décrété et l’internationalisation du combat
En guise de riposte immédiate et pour marquer sa solidarité agissante avec les professionnels meurtris, le SPIC a frappé fort. À compter de ce mardi 22 septembre 2026 et ce jusqu’à nouvel ordre, l’organisation appelle l’ensemble de la corporation médiatique à boycotter systématiquement tous les événements et activités organisés par le ministre Alamine Ousmane Mey.
Allant plus loin, Thierry Eba entend internationaliser le dossier. Le syndicat s’engage à porter l’affaire au plus haut niveau, en coalisant ses efforts avec les organisations de défense des droits de l’homme et de protection de la liberté de la presse. L’objectif affiché est clair : stopper net les dérives récurrentes des forces de maintien de l’ordre face aux acteurs des médias.




