Urgence humanitaire au Tchad : 60 000 déplacés internes dans la province du Lac

Le Tchad et l'ONU appellent à une mobilisation des ressources pour aider 60 000 déplacés internes dans la province du Lac, confrontés à des conditions de vie précaires.

Urgence humanitaire au Tchad : 60 000 déplacés internes dans la province du Lac
Urgence humanitaire au Tchad : 60 000 déplacés internes dans la province du Lac

Par Issa Mahamat Saleh Aouda

Dans le cadre d'une mission conjointe, Madame la ministre de l'Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa, et le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies et Coordonnateur Humanitaire ont récemment visité la province du Lac pour évaluer les conditions de vie des nouveaux déplacés. Cette mission, qui s'est déroulée du 21 au 22 juillet 2026, visait à comprendre la situation de quelque 60 000 déplacés internes répartis sur 16 sites dans les départements de Fouli et Kaya. Un débriefing a eu lieu le jeudi 23 juillet 2026 à N'Djaména, au Ministère des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et des Tchadiens de l'Étranger. L'objectif était de mobiliser davantage de ressources pour répondre aux besoins prioritaires identifiés par la mission.

Après les interventions de Madame la ministre et du Coordonnateur Résident sur les conditions de vie des déplacés, une vidéo a été projetée pour illustrer la situation dans la province du Lac. Des échanges ont suivi sur la mobilisation des partenaires pour répondre aux besoins de ces 60 000 personnes vulnérables.

Les ambassadeurs accrédités au Tchad, les responsables des organisations onusiennes et d'autres organisations internationales ont exprimé leur inquiétude face à cette situation critique au Tchad. Ils ont remercié le gouvernement tchadien pour le partage d'informations et les donateurs pour leurs contributions flexibles. Ces diplomates ont également souligné la nécessité de renforcer la résilience et l'autosuffisance des déplacés internes. Ils ont insisté sur la gravité de la situation, notant que 80 % des personnes rencontrées sont des femmes et des filles. Outre le choléra détecté dans la région, ils ont mis en garde contre d'autres maladies potentielles et souligné l'importance des conditions d'hygiène et d'assainissement.