Axe Douala-Yaoundé : Le MINTP lance l’urgence sur le point critique de la Dibamba
Face aux multiples plaintes des usagers, le ministère des Travaux publics réagit. Des travaux d’urgence ont débuté le 15 septembre 2026 sur la Nationale n°3, au niveau du point critique de la Dibamba. Confié à l’entreprise CFHEC, ce chantier vise à stabiliser rapidement la chaussée malgré une forte pluviométrie, garantissant le maintien de la circulation […]
Face aux multiples plaintes des usagers, le ministère des Travaux publics réagit. Des travaux d’urgence ont débuté le 15 septembre 2026 sur la Nationale n°3, au niveau du point critique de la Dibamba. Confié à l’entreprise CFHEC, ce chantier vise à stabiliser rapidement la chaussée malgré une forte pluviométrie, garantissant le maintien de la circulation sur cet axe vital.
C’est un ouf de soulagement prudent pour les automobilistes. Après des semaines de calvaire et de grogne généralisée sur l’axe lourd Douala-Yaoundé, l’État a fini par répondre aux cris de détresse des usagers. Sur instruction expresse du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, une équipe-projet a investi le secteur névralgique de la Dibamba, au niveau de la station Total, pour lancer une opération de sauvetage de la chaussée.
Un défi technique relevé en pleine saison des pluies
La principale contrainte à cette intervention de terrain réside dans la forte pluviométrie qui s’abat actuellement sur la région. Qu’à cela ne tienne, les équipes de l’entreprise CFHEC sont à pied d’œuvre. Le mode opératoire déployé consiste à mettre en place des matériaux rocheux pour constituer un sol-béton solide, capable de tapisser la plateforme et de redonner de la portance à cette portion de route lourdement endommagée.
Pour éviter une rupture totale du trafic sur ce corridor économique majeur, un dispositif d’alternance a été mis en place. Les engins opèrent sur un flanc de la voie pendant que la circulation est habilement rabattue sur l’autre côté. Afin d’assurer la sécurité des ouvriers comme des usagers et de fluidifier le passage, les forces de maintien de l’ordre quadrillent et régulent les lieux en permanence.
Une fin de phase critique espérée cette semaine
L’objectif affiché par les autorités est clair : boucler cette phase critique de rétablissement de la circulation avant la fin de la semaine. Pour tenir les délais et limiter l’impact sur le trafic, l’entreprise n’écarte d’ailleurs pas l’option d’intensifier les opérations par des travaux de nuit.
Si cette prompte réaction des services compétents permet de parer au plus pressé et d’éviter l’asphyxie du principal poumon économique du pays, elle rappelle l’impérieuse nécessité d’une maintenance préventive rigoureuse de nos infrastructures routières, bien au-delà de la simple gestion des urgences.