Éditorial — ONU : changer d’homme, sans changer le pouvoir
Le départ de António Guterres ouvre une nouvelle séquence à l’Organisation des Nations unies. Comme toujours, l’espoir renaît : un nouveau visage, une nouvelle énergie, une autre manière de faire. Mais la réalité est plus rude. Le Secrétaire général ne peut ni contraindre un État, ni imposer un cessez-le-feu, ni s’opposer aux grandes puissances. Son […] Cet article Éditorial — ONU : changer d’homme, sans changer le pouvoir est apparu en premier sur KEWOULO.
Le départ de António Guterres ouvre une nouvelle séquence à l’Organisation des Nations unies. Comme toujours, l’espoir renaît : un nouveau visage, une nouvelle énergie, une autre manière de faire.

Mais la réalité est plus rude.
Le Secrétaire général ne peut ni contraindre un État, ni imposer un cessez-le-feu, ni s’opposer aux grandes puissances.
Son pouvoir est moral, diplomatique — jamais coercitif.
Pendant ce temps, le Conseil de sécurité des Nations unies garde la main.
Le droit de veto bloque, les intérêts dominent, et les crises s’enlisent.
On change d’homme, mais pas de règles.
Certes, le prochain Secrétaire général pourra alerter, mobiliser, remettre certaines crises à l’agenda.
Mais il restera dépendant des États — et surtout des plus puissants.
Dans ce système, l’ONU parle beaucoup… mais agit peu.
Alors une question s’impose :
peut-on espérer une paix imposée par une institution qui ne peut pas imposer ?
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