Infractions et accidents en hausse : la police reprend les contrôles routiers

La Police de la route reprend officiellement ses opérations de contrôle afin de faire face à la multiplication des infractions et à la hausse inquiétante du nombre d'accidents dans la capitale. Après plusieurs mois marqués par une relative absence de répression sur les routes, les autorités ont annoncé le retour des sanctions routières dans la région Analamanga lors d'une réunion hier à l'Ecole Nationale de la Police à Ivato. Excès de vitesse, circulation en état d'ivresse, non-respect des (…) - Société

Infractions et accidents en hausse : la police reprend les contrôles routiers

La Police de la route reprend officiellement ses opérations de contrôle afin de faire face à la multiplication des infractions et à la hausse inquiétante du nombre d'accidents dans la capitale. Après plusieurs mois marqués par une relative absence de répression sur les routes, les autorités ont annoncé le retour des sanctions routières dans la région Analamanga lors d'une réunion hier à l'Ecole Nationale de la Police à Ivato.

Excès de vitesse, circulation en état d'ivresse, non-respect des sens de circulation, stationnements interdits ou encore violations des réglementations encadrant le transport public figurent parmi les comportements désormais ciblés. Les forces de l'ordre comptent intensifier les contrôles aussi bien sur les véhicules particuliers que sur les deux-roues, taxis-motos, taxis-bicyclettes, bus urbains et taxis-brousse.

Le Directeur général de la police nationale, Jean Victor Tsaramonina Ravony, estime que la longue période de tolérance accordée aux automobilistes a contribué à affaiblir l'autorité des agents chargés de la circulation. Après plusieurs mois de sensibilisation, les contrevenants disposeront désormais d'un délai d'une semaine pour se mettre en conformité avant l'application stricte des sanctions prévues par la loi.

En cinq mois, plus de quarante personnes ont officiellement perdu la vie dans les accidents de route dans la région Analamanga. En 2025, le nombre total de décès enregistrés durant toute l'année est estimé entre soixante et soixante-quinze victimes. Si la tendance se poursuit, l'année 2026 pourrait devenir encore plus meurtrière que l'année dernière.

Selon le directeur régional de la Sécurité publique d'Analamanga, Alain Adonis Rafalimanana, l'alcool reste l'une des principales causes des accidents mortels observés ces derniers mois. Les autorités pointent également du doigt l'augmentation des comportements irresponsables et le relâchement du respect des règles de circulation.

Face pallier le problème, certains responsables politiques souhaitent déjà aller plus loin en envisageant un durcissement des textes afin de sanctionner plus sévèrement les infractions répétées.

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