ONN : la malnutrition chronique recule, mais les défis restent immenses

Madagascar enregistre une légère amélioration dans la lutte contre la malnutrition chronique. Selon les chiffres présentés par Fanja Rakotondrainibe, coordonnateur national de l'Office national de nutrition (ONN), le taux national est passé de 39 % en 2021 à 37 % en 2025. Cette évolution a été annoncée lors de l'inauguration du nouveau siège de l'ONN à Nanisana, une infrastructure financée par la Banque mondiale. Cette baisse témoigne des efforts engagés ces dernières années pour améliorer (…) - Société

ONN : la malnutrition chronique recule, mais les défis restent immenses

Madagascar enregistre une légère amélioration dans la lutte contre la malnutrition chronique. Selon les chiffres présentés par Fanja Rakotondrainibe, coordonnateur national de l'Office national de nutrition (ONN), le taux national est passé de 39 % en 2021 à 37 % en 2025. Cette évolution a été annoncée lors de l'inauguration du nouveau siège de l'ONN à Nanisana, une infrastructure financée par la Banque mondiale.

Cette baisse témoigne des efforts engagés ces dernières années pour améliorer la prise en charge nutritionnelle des populations les plus vulnérables. Si la tendance est encourageante, les autorités estiment toutefois qu'elle demeure insuffisante au regard de l'ampleur des besoins.

La malnutrition aiguë continue en effet de toucher près d'un enfant de moins de cinq ans sur trois. Les régions du Sud et du Sud-Est restent les plus affectées, mais certaines zones d'Antananarivo et du Nord connaissent également une situation préoccupante. Ces disparités rappellent que les progrès observés au niveau national ne profitent pas encore de manière uniforme à l'ensemble du territoire.

À cette occasion, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a réaffirmé que la lutte contre la malnutrition figurait parmi les priorités du gouvernement. Il a annoncé sa volonté de renforcer les moyens de l'Office national de nutrition en augmentant son budget, estimant que les résultats obtenus doivent désormais être consolidés.

Le chef du gouvernement a également souligné que la pauvreté demeure l'un des principaux facteurs de la malnutrition. Pour inverser durablement la tendance, il plaide pour une approche multisectorielle associant notamment les secteurs de la santé, de l'agriculture, de l'éducation et de la protection sociale.

Le Premier ministre a par ailleurs regretté la forte dépendance des programmes de nutrition aux financements extérieurs. Selon lui, l'aide des partenaires internationaux doit rester un soutien complémentaire, tandis que Madagascar doit renforcer sa propre capacité de financement. Dans cette optique, il a demandé la création d'un « Basket Fund », un fonds commun destiné à mobiliser les contributions des citoyens, des entreprises et des acteurs nationaux afin de soutenir durablement les actions de lutte contre la malnutrition.

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