Concertation nationale : une réunion entre l'Exécutif et le FFKM

La Présidence de la Refondation, la Primature, le ministère de la Refondation et le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) ont tenu hier une réunion à huis clos au Palais d'Ambohitsorohitra. Selon un communiqué de la Présidence de la Refondation, cette rencontre visait à coordonner et à organiser les différentes étapes du processus de concertation nationale. Une répartition claire des responsabilités a été actée lors de la rencontre hier : le FFKM dirige, le (…) - Politique

Concertation nationale : une réunion entre l'Exécutif et le FFKM

La Présidence de la Refondation, la Primature, le ministère de la Refondation et le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) ont tenu hier une réunion à huis clos au Palais d'Ambohitsorohitra. Selon un communiqué de la Présidence de la Refondation, cette rencontre visait à coordonner et à organiser les différentes étapes du processus de concertation nationale.

Une répartition claire des responsabilités a été actée lors de la rencontre hier : le FFKM dirige, le Ministère de la Refondation soutient techniquement, logistiquement et financièrement. Une conférence de presse du FFKM est attendue pour préciser le calendrier définitif de cette concertation très attendue.

Depuis le lancement symbolique du processus au CCI Ivato en décembre 2025, la concertation nationale a accumulé les faux départs. La ministre de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, a successivement annoncé le démarrage officiel au 20 mai, puis au 3 juin, avant de devoir repousser ces deux échéances. Entre-temps, le flou sur la répartition des rôles entre l'État et le FFKM n'aidait pas. L'identification des entités chargées de piloter la concertation restait incertaine, et cette ambiguïté institutionnelle, conjuguée aux tensions politiques et aux luttes d'influence, faisait de la concertation nationale un défi majeur pour le gouvernement.

Dès le culte oecuménique organisé le 10 décembre 2025 au CCI Ivato, la FFKM a essuyé de vives critiques en invitant Andry Rajoelina au même titre que les autres anciens présidents de la république. La révélation a provoqué le boycott de plusieurs organisations de la société civile et du mouvement Gen Z, qui s'étaient présentés munis de leurs cartons d'invitation avant d'annoncer leur refus de participer.

Le gouvernement s'est ensuite précipité de publier un démenti officiel. L'absence du colonel Randrianirina et du Premier ministre au culte du 10 décembre avait été interprétée comme le signe d'un malaise entre le pouvoir et le FFKM. Parallèlement, des rumeurs ont circulé sur un éventuel boycott de la concertation nationale par deux autres anciens chefs de l'État, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, si le processus n'est pas confié au FFKM. Les deux anciens chefs de l'État restent en effet des personnalités politiques influentes dans le régime transitoire actuel, avec les membres de leur parti, respectivement le TIM et le HVM au sein du gouvernement.

-----