COP17 : Madagascar mise sur l'anticipation face aux sécheresses
Madagascar veut passer d'une réponse aux crises de sécheresse à une politique d'anticipation. À la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, le pays a présenté son Plan d'investissement sécheresse. Élaboré avec l'appui du Mécanisme mondial, celui-ci doit permettre de mieux orienter les financements vers des actions capables de renforcer durablement les territoires et les populations exposés. La conférence (…) - Environnement
Madagascar veut passer d'une réponse aux crises de sécheresse à une politique d'anticipation. À la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, le pays a présenté son Plan d'investissement sécheresse. Élaboré avec l'appui du Mécanisme mondial, celui-ci doit permettre de mieux orienter les financements vers des actions capables de renforcer durablement les territoires et les populations exposés.
La conférence internationale se déroule du 17 au 28 août 2026 sous le thème « Restaurer la terre, restaurer l'espoir ». Elle réunit les représentants des 197 Parties à la Convention ainsi que des scientifiques, acteurs économiques, organisations de la société civile et communautés locales. La résilience à la sécheresse occupe une place importante dans les discussions, avec notamment un dialogue ministériel consacré à cette problématique le 25 août, auquel Madagascar a participé.
Le plan malgache repose sur trois grands domaines d'intervention. Le premier concerne la remise en état des écosystèmes et des forêts, notamment par la réhabilitation des bassins versants dégradés et la préservation des mangroves. Le deuxième porte sur l'agriculture et l'eau, avec la modernisation des systèmes d'irrigation, le développement de pratiques agroécologiques et l'utilisation de semences à cycle court capables de mieux résister aux conditions climatiques difficiles.
Le troisième axe place les agriculteurs et les communautés au centre du dispositif. L'objectif affiché est de réduire leur dépendance aux interventions humanitaires répétées en développant leurs capacités avant l'arrivée d'une nouvelle sécheresse. Le ministre de l'Environnement et du Développement durable, Luk Aristide Nolave Andriatsihala, a particulièrement insisté sur la nécessité d'investir en amont dans les populations, notamment les femmes et les jeunes.
Cette orientation rejoint les débats internationaux de la COP17 sur le financement préventif. Les participants examinent notamment des mécanismes permettant de mobiliser davantage de capitaux pour la résilience, les infrastructures hydrauliques et la restauration des terres. Une nouvelle facilité d'investissement dédiée à la résilience à la sécheresse figure parmi les initiatives présentées à Oulan-Bator.
Madagascar a également choisi une délégation associant responsables ministériels, scientifiques, société civile et jeunes négociateurs. Parmi eux figurent l'enseignante-chercheuse Irinomenjanahary Randrianjafy ainsi que Barkat et Riantsoa, issus de la Youth Negotiators Academy.
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