Issa Tchiroma en Gambie : « Aucune loi n’oblige un leader à résider au Cameroun », tranche Bessala
La présence d’Issa Tchiroma Bakary en Gambie continue d’alimenter les débats politiques au Cameroun. Invité ce dimanche 1er novembre 2026 sur le plateau de l’émission Le Grand Oral sur Actualité 1, Valère Bessala, guide du parti Jouvence, est venu apporter une clarification juridique et politique. Pour l’analyste, la liberté de mouvement du leader du FSNC […]
La présence d’Issa Tchiroma Bakary en Gambie continue d’alimenter les débats politiques au Cameroun. Invité ce dimanche 1er novembre 2026 sur le plateau de l’émission Le Grand Oral sur Actualité 1, Valère Bessala, guide du parti Jouvence, est venu apporter une clarification juridique et politique. Pour l’analyste, la liberté de mouvement du leader du FSNC relève du droit strict et ne viole aucune disposition légale.
Peut-on reprocher à un chef de parti politique de séjourner à l’étranger ? Alors que la présence d’Issa Tchiroma Bakary en Gambie suscite de nombreuses interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique, Valère Bessala a tenu à remettre les pendules à l’heure. Intervenant ce dimanche sur la chaîne Actualité 1, le leader de Jouvence s’est posé en défenseur du respect des textes et de la stricte légalité républicaine.
Dissocier l’homme politique du parti
Premier axe de sa mise au point : la nécessaire distinction entre l’individu et l’institution partisane. Pour Valère Bessala, la critique adressée au leader du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) repose sur une confusion majeure. Si Issa Tchiroma en demeure la figure tutélaire et en a porté les couleurs lors de la dernière élection présidentielle, le FSNC constitue une entity morale autonome qui continue d’exister indépendamment des déplacements individuels de son président.
Selon le guide de Jouvence, les voyages d’Issa Tchiroma s’inscrivent dès lors dans le cadre de sa vie privée et de ses choix personnels. Le cumul d’un mandat politique et de la présidence d’une formation ne saurait priver un citoyen camerounais de son droit constitutionnel d’aller et venir.
L’épreuve du droit face au débat politique
Sur le plan strictement normatif, l’analyste insiste sur l’absence totale de manquement légal. En défiant quiconque de montrer une clause d’astreinte à résidence pour les dirigeants de formations politiques, Valère Bessala rappelle un principe fondamental : en République, ce qui n’est pas interdit par la loi est autorisé. Ni le code électoral ni la charte des partis politiques n’imposent une présence ininterrompue sur le sol national.
Alors que les joutes verbales s’intensifient à mesure que les échéances politiques approchent, cette intervention remet au centre du jeu la rigueur juridique face aux interprétations passionnées. Une mise en garde pour l’opinion : le débat démocratique gagne toujours à s’adosser sur la lettre de la loi plutôt que sur les procès d’intention.
L’extrait de déclaration de Valère Bessala sur Actualité 1 :
« Issa Tchiroma n’est pas le FSNC. D’un, Issa Tchiroma était le candidat du FSNC. Et deux, Issa Tchiroma s’est retrouvé en Gambie en tant qu’individu, même s’il cumule cette qualité avec celle de président du parti. Aucune loi de cette République ne fait obligation à un leader de parti politique de résider en permanence au Cameroun. »
— Valère Bessala, Le Grand Oral sur Actualité 1 (A1), le 1er novembre 2026.