Le ministre de l’Autonomisation des jeunes passe en revue les réalisations de son département et réaffirme la poursuite d’une approche intégrée en faveur de l’autonomisation des jeunes lors du programme « Redevabilité »
Le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, M. Mohamed Abdallahi Ould Louly, a affirmé que l’autonomisation des jeunes constitue un pilier fondamental du programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Il a souligné qu’il s’agit d’un choix stratégique mobilisant les […]

Le ministre de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, M. Mohamed Abdallahi Ould Louly, a affirmé que l’autonomisation des jeunes constitue un pilier fondamental du programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Il a souligné qu’il s’agit d’un choix stratégique mobilisant les efforts des différents départements gouvernementaux afin de renforcer la participation des jeunes au développement national et à la construction de l’avenir.
Le ministre s’exprimait lors d’une émission du programme « Redevabilité », organisée par les médias publics, à savoir l’Agence mauritanienne d’information (AMI), Radio Mauritanie et Al-Mouritaniya TV.
Ce programme s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer les principes de transparence, de redevabilité et de rapprochement de l’administration des citoyens, conformément aux orientations de Son Excellence le Président de la République.
Au cours de son intervention, le ministre a présenté le bilan des réalisations de son département au cours des dernières années dans les domaines de l’emploi, de la jeunesse, du sport et du service civique, tout en exposant les grandes orientations de sa stratégie pour les prochaines années.
Il a rappelé qu’en octobre 2024, le ministère avait lancé l’« Approche intégrée pour l’autonomisation des jeunes », qui constitue désormais le cadre de mise en œuvre des orientations présidentielles et repose sur cinq piliers fondamentaux.
Le premier pilier concerne l’éducation sous toutes ses formes – enseignement général, formation professionnelle et enseignement traditionnel –, considérée comme la base du développement des compétences des jeunes et de leur préparation à l’avenir.
Le deuxième est consacré à la santé et à la promotion de la pratique sportive, le ministre soulignant que l’autonomisation des jeunes ne peut être envisagée sans un accès adéquat aux services de santé, les moins de 35 ans représentant près de 75 % de la population nationale.
Le troisième pilier porte sur l’emploi ainsi que sur l’accès aux infrastructures et aux ressources. Le ministre a expliqué que les grands projets d’infrastructures réalisés par l’État constituent un levier essentiel de la politique d’autonomisation des jeunes, en favorisant la création d’emplois et le développement économique.
Le quatrième pilier est consacré à la participation politique et au service civique. À cet égard, le ministre a indiqué que l’instauration d’un quota national réservé aux jeunes lors des élections législatives figure parmi les décisions majeures prises par Son Excellence le Président de la République pour renforcer leur présence dans les instances de décision. Cette mesure a permis l’élection d’une vingtaine de jeunes députés à l’Assemblée nationale.
Le cinquième pilier concerne l’inclusion sociale, à travers des programmes mis en œuvre par plusieurs départements, notamment la Délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion « TAAZOUR », dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale.
Le ministre a précisé que la responsabilité directe de son département dans cette approche intégrée couvre quatre domaines : l’emploi, la jeunesse, le sport et le service civique. Il a souligné que les résultats enregistrés illustrent l’attention particulière accordée à chacun de ces secteurs.
S’agissant de l’emploi, il a indiqué que le secteur a connu une transformation stratégique depuis l’arrivée au pouvoir de Son Excellence le Président de la République, grâce au lancement d’un ensemble de réformes, de politiques publiques et de programmes destinés à créer des emplois et à améliorer l’employabilité de la main-d’œuvre nationale.
Selon lui, cette politique repose sur trois axes : les programmes actifs d’emploi, le développement de l’emploi dans le secteur agricole et le renforcement des opportunités offertes par le secteur privé, considéré comme le principal moteur de la création d’emplois durables.
Il a indiqué qu’entre août 2024 et la fin du mois de juin 2026, près de 35 000 emplois ont été créés, auxquels s’ajoutent plus de 27 000 emplois recensés et suivis sur le terrain.
Le ministre a souligné que son département ne se limite plus au financement des projets, mais veille désormais à assurer leur suivi et leur pérennité. Il a précisé que des milliers de jeunes ont bénéficié de programmes de formation et de financement, tout en rappelant qu’aucun projet n’est comptabilisé dans les statistiques officielles avant que son fonctionnement effectif ne soit vérifié sur le terrain.
Il a ajouté que le ministère a mis en place une plateforme numérique permettant de consulter les données relatives aux projets financés, notamment leur localisation et la nature de l’appui accordé, afin de renforcer la transparence et de permettre aux citoyens de vérifier ces informations.
Le ministre a indiqué que le département applique désormais une approche intégrée fondée sur le suivi avant, pendant et après la mise en œuvre des projets, afin d’améliorer leur taux de réussite et d’assurer leur pérennité, tout en reconnaissant que certaines difficultés demeurent inhérentes à ce type de programmes.
Il a également annoncé qu’un audit complet des anciens programmes d’emploi avait été réalisé, avec des missions de terrain conduites par des équipes spécialisées, afin d’évaluer leurs résultats avant leur restructuration conformément à la nouvelle approche d’autonomisation des jeunes.
Il a ajouté que le gouvernement accorde une importance particulière au développement du secteur manufacturier, considéré comme l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois durables, relevant que sa contribution à l’économie nationale s’est sensiblement renforcée.
Abordant les secteurs de la jeunesse et du sport, le ministre a expliqué que la stratégie du département repose sur trois composantes complémentaires : la réhabilitation et la construction d’infrastructures sportives et de jeunesse, la modernisation de leurs équipements et la création de nouvelles installations répondant aux besoins croissants des jeunes en matière d’activités culturelles, sociales et sportives, afin de mettre à leur disposition des espaces modernes, sûrs et adaptés.
Répondant à une question sur le taux de chômage, le ministre a indiqué que les dernières données officielles situent celui-ci entre 12 % et 13 %, conformément aux normes internationales adoptées par la Conférence internationale des statisticiens du travail.
Il a précisé que les variations saisonnières de ce taux demeurent normales, en raison du caractère saisonnier de plusieurs activités économiques, notamment dans le secteur agricole, où les opportunités d’emploi évoluent selon les cycles de production.
Enfin, il a affirmé que le gouvernement assure un suivi permanent de ces indicateurs afin d’évaluer l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre et d’y apporter, le cas échéant, les ajustements nécessaires.
