Burkina Faso : les anciens ambassadeurs prêts à soutenir la diplomatie burkinabè
Les anciens ambassadeurs burkinabè réaffirment leur disponibilité à soutenir la diplomatie nationale, soulignant l'importance de leur expérience pour le développement du Burkina Faso et la coopération régionale.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 18 mai 2026, une délégation de l’Association des ambassadeurs du Burkina Faso à la retraite (ABF). Conduite par son vice-président, Oumar Diawara, la délégation s’est entretenue avec le Chef du Gouvernement sur les missions de la structure et a réaffirmé sa disponibilité à mettre son expertise au service du pays.
L’ABF regroupe des ambassadeurs, consuls généraux et ministres plénipotentiaires à la retraite. Elle a pour mission de promouvoir la solidarité entre ses membres et d’apporter son expertise à l’État, notamment dans le domaine diplomatique. À travers cette audience, l’association entend s’inscrire dans la dynamique actuelle de repositionnement de la diplomatie burkinabè, fondée sur la souveraineté nationale, la défense des intérêts du pays et la recherche de partenariats stratégiques.
« Nous avons besoin d’échanger avec nos autorités pour connaître la nouvelle vision stratégique de notre diplomatie. Forts de notre expérience, nous savons que le monde est en train de changer de façon radicale. Ces échanges nous permettent de faire la jonction entre le passé et le présent, avec la prise en compte de la nouvelle vision portée par la souveraineté nationale et le développement inclusif », a affirmé le vice-président de l’ABF, Oumar Diawara, à l’issue de l’audience.
Les anciens ambassadeurs ont exprimé leur volonté de soutenir les initiatives du Gouvernement en matière de développement durable, de diplomatie d’influence et de quête d’alliances stratégiques. Selon le vice-président de l’ABF, plusieurs actions ont déjà été menées dans ce sens, notamment une contribution patriotique à l’initiative Faso Mêbo et au Fonds de soutien patriotique.
La délégation a également fait part des réflexions engagées en vue de la création d’un cadre d’échanges regroupant les anciens ambassadeurs des pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette vision a été appréciée et encouragée par le Chef du Gouvernement, qui y voit une initiative en cohérence avec la dynamique diplomatique actuelle des pays de l’AES, engagés à porter une voix commune sur les grandes questions régionales et internationales.
« Aujourd’hui, l’AES est une réalité que nous devons prendre en charge avec nos collègues du Mali et du Niger », a déclaré Oumar Diawara.
Pour le Premier ministre, l’expérience, la mémoire institutionnelle et la connaissance des enjeux internationaux accumulées par les anciens diplomates constituent un capital précieux pour les États de l’AES. Dans un contexte de recomposition géopolitique mondiale, leur contribution peut renforcer la réflexion stratégique et accompagner la lutte pour la souveraineté, à travers une meilleure lecture des rapports de force, des alliances et des mutations en cours sur la scène internationale.
Le Chef du Gouvernement a salué la démarche de l’ABF et encouragé ses membres à poursuivre leur engagement en faveur du Burkina Faso. Il a invité l’association à jouer pleinement sa partition dans la transmission des connaissances, le partage d’expérience et la production de réflexions utiles à l’action publique, notamment dans la trajectoire du Manifeste de la Révolution progressiste populaire.
Cette rencontre participe à la mobilisation des compétences nationales, en particulier celles des anciens diplomates, dont l’expérience demeure précieuse pour le rayonnement du Burkina Faso et la consolidation d’une diplomatie souveraine, solidaire et adaptée aux exigences du moment.